Troisième semaine de mai

On est peu de choses

C’est la réflexion qui m’a habité il y a peu. Je prenais le tram il y a trois semaines, lorsque j’entendis deux lycéennes parler de leur travail. Prêtant une oreille attentive, en me gardant bien d’intervenir, j’ai patiemment écouté.

Voyez le topo : les deux élèves parlaient d’un dossier d’art à faire. Je ne sais pas si cela concernait le dossier d’arts appliqués en LP, ou le dossier d’art dans les sections générales. Toujours est-il que l’une des deux personnes trouvait que faire le dossier était trop long (10 pages tout de même), alors que la seconde lui expliquait comment s’en sortir.

Pour la seconde personne, le dossier ne faisait pas 10 pages, car il y avait au moins la page de garde et le sommaire. Elle expliquait aussi ce qu’il fallait mettre dans le corps du dossier. Pour cette personne, le dossier était facilement rempli.  Elle avait même souligner que la page des sources allait être assez longue, car elle devait contenir toutes les sources utilisées (jusqu’à là c’est plutôt normal).

La première personne notait mentalement les conseils, mais arrivée à la page des sources, elle dit à ceci près qu’elle ne se verrait pas noter toutes les références des sources utilisées, car trop long et ennuyeux. Pour cette personne-ci, remplir la page de source « c’est mort. Et puis j’en ai rien à  f∇‡∴∠* ! ». On a encore du chemin à faire …

  • Infos essentielles

Il va falloir revenir sur les problèmes de la réforme du collège et des programmes. Tentons de ne pas tout mélanger.

La réforme du collège vise notamment à mettre des cycles, et des évaluation de ces derniers en fin. Cette réforme propose aussi de mettre en place une seconde langue dès la cinquième, de supprimer les classes bi-langues et d’insérer le latin et le grec dans les cours de français. Il y a une opposition sur cette réforme. Elle est nette, et tant pis si elle représentée par des « pseudo-intellectuels ». Cette opposition a une valeur, non pour donner au collège un aspect plus traditionnel, mais surtout pour mettre le doigt là où cela fait mal et tenter de le résoudre. Je ne suis pas sûr que mettre 20% de l’emploi du temps de chaque élève en interdisciplinarité va gommer les dommages. Lorsque j’étais plus jeune, je pensais que les interdisciplinarité était un bon moyen pour travailler en groupe. En tant que doc, cette démarche peut se défendre. Mais le problèmes est que beaucoup de nos élèves ont besoin de l’enseignement classique, afin d’avoir un temps où ils peuvent apprendre les fondamentaux. Pour faire le parallèle avec le rugby, sans fondamentaux tu ne vas pas loin. Pour l’école c’est pareil.

Pour la réforme des programmes de collège, on se demande plus sir les personnes du CSP (conseil supérieur des programmes) sont des personnes de terrain ou non. S’il avaient une connaissance du terrain, l’une des première choses serait d’alléger le programme, tout  en gardant des parties importante de ce dernier. Or, pour cette réforme, il n’y a pas d’allègement de programme, s i ce n’est qu’il est possible de mettre certains chapitres entre parenthèses, car il s sont en option. Je ne reviens pas sur le fait que le christianisme soit déplacé en 6e alors qu’avant il se trouvait en cinquième. Non, je vais plutôt pointer du doigt le fait de mettre les Lumières en option. Cela revient à mettre la République en option. Je sais que ça fait vieille France, mais sur les valeurs de la République, j’ai du mal à concéder quoi que cela soit.

Entre des opposants vieille France et un gouvernement sourd, ceux qui payent sont toujours les mêmes, les professeurs et les élèves. Sans oublier les parents qui ne comprennent rien, parce qu’on leur explique rien (voir les articles  du Monde,  Figaro et de France Info).

  • A suivre

– Des élections au Burundi reportées. Après le putsch avorté, le pays semble être en proie au ménage forcé (voir l’article du Monde)

– Le budget de la Défense a été protégé. Mais il n’est pas dit que les entreprises qui vont bénéficier des commandes militaires soient françaises. A voir plus en détail donc ( voir l’article du Monde)

– Le Maroc et la torture ont une vieille histoire commune. Alors que le parquet de Paris a instruit un dossier envers un boxeur marocain pour des faits de torture, et qu’un rapport sur la torture vient de sortir au Maroc, des voix s’élèvent ici ou là dans ce pays pour dénoncer que cette pratique reste répandue. Même le roi Mohammed VI lui-même s’en inquiète, car il voudrait bien que cette pratique cesse, mais en même temps il ne pouvait exclure la torture comme « pratique isolée » sur des prisonniers … (Voir l’article d’El Watan).

  • Valeur 0

De la ségrégation ; y a de quoi être rassuré ; un long parcours du combattant ; arnaque, quand tu nous tiens ; arnaque, tome 2 : le mouchard contre-attaque ; arnaque, tome 3 : le retour de l’espion qui vous aimait ;

  • En vidéo

Voici un album extra : Depeche Mode avec Violator